Touche à tout par excellence, je me suis découvert un amour pour l'art du fil dans tous ses états. Laine, coton,tricot,couture,et petites créations ...
Pour faire écho à La Bourgeoise, sans pour autant avoir la prétention d'aussi bien faire, je vous fais partager mes dernières lectures.
En fait, il fut un temps où j'étais un vrai rat de bibliothèque et tout ce qui se lisait ,je le dévorais.
Maintenant, avec internet(pfiou, le temps qu'on passe la dessus, pétard!!), et mes folies du fil,je n'ai plus guère le temps
de lire que l'été. Ou plus précisément en vacances. ( En même temps, pas d'ordi,pas de MAC et un pas..ah si, j'emporte toujours un tricot!)
Alors,voilà , le premier de la liste .
Résumé: Nadia, la narratrice, est institutrice à Bordeaux dans la même école que son mari, Ange. Ils vivent leur profession comme un apostolat et en tirent une authentique félicité. Mais depuis quelque temps le couple est l'objet d'une vindicte générale, harcelante et inexplicable. Nadia tente de comprendre la nature du complot qui la broie, tandis qu'un brouillard épais ensevelit Bordeaux. Quelle faute a-t-elle commise, qui justifierait ses malheurs ? Pourquoi son fils s'est-il éloigné (d'elle Ange est-il vraiment son allié dans l'épreuve ? Et qui est ce voisin qui les accable de propos lénifiants, ce Noget qui s'impose peu à peu comme leur protecteur tout-puissant ?. Le roman de Marie NDiaye baigne dans une clarté crépusculaire. L'écriture étonne encore une fois par sa précision, sa retenue, sa profonde singularité. La douceur constante du ton, le caractère familier des épisodes qui se succèdent, l'enchaînement implacable et comme naturel des malheurs qui frappent la narratrice, mais aussi les fréquentes pointes d'humour et la cocasserie des situations plongent le lecteur dans le ravissement inquiet que font naître les contes
Aprés lecture : Un bouquin que j'ai eu beaucoup de mal à suivre. Je ne parvenais pas à le lâcher. Il m'a beaucoup perturbée. Je l'ai trouvé particulièrement inquiétant , et souvent dénué de sens. J'ai été tenue en haleine jusqu'à la dernière ligne. Mais j'ai été ,comment dire,déçue de la chute. Mon ressentiment était tel que je l'ai fait lire aussitôt à un proche pour avoir son avis. Une drôle d'atmosphère se dégage de cette histoire où chaque personnage est impressionant.
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Résumé :• Vingt-quatre heures de la vie d’une femme. Ce matin-là, Emmanuelle décide de ne pas se rendre à son travail et de s’accorder toute la journée. Pour lire le roman qu’elle vient de commencer, mais aussi pour mettre à distance son tumultueux quotidien : trois enfants petits, un mari charmant et peu concerné par l’ordre domestique, u
n milieu professionnel stressant. Elle s’offre un détour par le rayon chapeaux d’un grand magasin, un déjeuner dans un restaurant, remonte des rues, saute dans un train et s’abandonne à la lecture. Mais Emmanuelle n’a aucune idée des bouleversements que cette soudaine disponibilité va entraîner en libérant sa mémoire et son passé. Son parcours dans la ville (Paris) devient un parcours intérieur, relayé par les échos que provoquent en elle les « confidences » de Lila Kovner, l’héroïne de ce roman qui la passionne tant et que nous découvrons avec elle. Car il touche en elle ce qu’elle a de plus intime, des peines assourdies et des amours non vécus. Cette « journée volée » fait penser au magnifique roman de Michael Cunningham, Les Heures, lui-même inspiré de Mrs Dalloway, de Virginia Woolf.
Aprés lecture :Une belle valse, à deux temps , tantôt conduite par l'héroïne, tantôt par celle de son livre. J'ai beaucoup aimé cette lecture, distrayante,avec un arrière goût de déja vécu.... Mais à mon humble avis , absolument pas comparable aux romans de "lady" Virginia Woolf. Je dirai que c'est un agréable passe temps.Sans plus.
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Résumé :Dans un village du sud de l'Espagne, une lignée de femmes se transmet depuis la nuit des temps une boîte mystérieuse... Frasquita y découvre des fils et des aiguilles et s'initie à la couture. Elle sublime les chiffons, coud les êtres ensemble, reprise les hommes effilochés. Mais ce talent lui donne vite une réputation de magicienne, ou de sorcière. Jouée et perdue par son mari lors d'un combat de coqs, elle est condamnée à l'errance à travers une Andalousie que les révoltes paysannes mettent à feu et à sang. Elle traîne avec elle sa caravane d'enfants, eux aussi pourvus - ou accablés - de dons surnaturels. Carole Martinez construit son roman en forme de conte : les scènes, cruelles ou cocasses, témoignent du bonheur d'imaginer. Le merveilleux ici n'est jamais forcé : il s'inscrit naturellement dans le cycle de la vie.
Aprés lecture : Le décor est posé : L'Espagne. Pais de mi corazon. Mais ce bouquin les filles.... Ce bouquin...
Je l'ai a-do-ré! RIche d'éléments culturels , de bizarreries magiques et mécaniques. Je suis tout simplement tombée sous le charme de ce roman, cette plume. Lire ce livre a été pour moi comme si je regardais un film fantastique (dans les deux sens du terme) sur les verres de mes lunettes. Une histoire, un conte, qui m'a tant fait pensé à "la mécanique du coeur" par certains aspects des personnages. Délicieux tel un morceau de gâteau au miel que l'on s'attarderait à laisser en bouche pour mieux le faire durer. Je m'imposais de n'en lire qu'un peu par un peu pour faire durer cet état de délice qu'en a été la lecture.
Je n'ai qu'une envie : le relire. (Ce qui m'est arrivé seulement deux autres fois . Avec "Désolation" de S.King , et "Ensemble ,c'est tout" d'A.Gavalda.)
Mon coup de coeur de l'été. Voire de l'année.
SI le coeur vous en dit de les lire,ce sera avec plaisir de vous les faire tourner.A bon entendeur.....